14/07/2011

Mire

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podcast

 

amelie.marignon@laposte.net

08/07/2011

Lettre ouverte

Bon sang que notre monde est paradoxal... Je t'écris une lettre, rien qu'à toi, mais pourtant tu ne la liras pas. Des centaines d'inconnus pourront le faire, mais toi, non. Forcémenent, car tu ne viens jamais sur mon blog, et pour cause : tu n'en connais même pas l'existence...

C'est pourtant en pensant à toi que je l'ai créé. J'avais besoin de parler, d'écrire, de me confier. De me vider. Une rupture, tu sais, c'est jamais facile, et j'avais besoin de ça pour passer le cap. Ici, presque tous mes posts parlent de toi. Parfois de façon franche, parfois de façon plus dissimulée, par un détail que moi seule peut repérer... Disons que c'est mon petit secret, de moi à moi...

Ça n'a pas été facile tous les jours, tu sais. Et là, aujourd'hui, un an après, je dois t'avouer que oui, je repense souvent à nos moments à deux. A notre amour si vrai, si fort, aux communions de nos corps si intenses, si sublimes, comme autant de points d'orgue à notre tendresse veloutée...

Nous sommes allés loin, tous les deux, dans les plaisirs du corps. Loin comme je n'étais jamais allée et comme vraisemblablement je n'irai jamais plus. Comment retranscrire notre libération, ces mélanges de semence, de nos salives et de nos sueurs mélées dont nous nous tartinions nos corps, orgeats orgiaques détonnant de l'amour comblé. Glu tiède entre nos peaux, toiles d'araignée brûlantes collant nos cils vanillés et branlant de la cadence de nos baisers fous.... Comment retranscrire ça avec des mots ?...

Oui je pense toujours à toi. J'espère que tu vas bien, j'espère que tu vas mieux, je sais que ça n'a pas été facile pour toi non plus... Mais nous savions, toi et moi, que malheureusement il n'y avait pas d'autre issue... J'ai souvent eu envie de te recontacter. D'ailleurs, je me demande si je ne vais pas le faire bientôt. Un petit mail, juste comme ça, pour prendre de tes nouvelles. Peut-être me diras-tu si A. va toujours à la gym, si tu habites toujours près du "rôdeur", si tu as encore embourbé ta voiture dans la boue... Ou peut-être ne me répondras-tu même pas... Je respecterai ton choix. Si notre "nous" d'amour n'a plus d'avenir, peut-être est-il transformable en une relation plus douce ?... Des fois, je me demande si ce ne serait pas possible... J'y crois...

Oui je pense toujours à toi, souvent. Quand je me sens perdue, quand je me sens angoisée, c'est la voix de ton sourire qui me montre le chemin, qui me rassure.

J'espère que tu es en paix avec tes vieux démons, que tu as fait le ménage dans les zones saumatres de ton passé, et que tes nuits sont reposantes. Et que la personne qui t'accompagne aujourd'hui te mérite vraiment...

Oui, j'espère que tu vas bien. Vraiment bien. Que tu es arrivé à te libérer comme moi je l'ai fait à travers mes parutions, et en particulier ma note centrale, "les fruits", mon post de loin le plus autobiographique, la colonne vertébrale de mon site... Ça fait du bien, tu sais, de les laisser sortir, ces trucs-là.

Quand c'est fait, on se sent plus léger. On a presque envie de se changer, de remettre ces habits qu'on a laissé traîner au vestiaire depuis des mois... Depuis l'émoi. Pour de nouveau être moi.

Écoute la musique. Écoute le piano... Comme un air d'été 2009... Écoute comme c'est beau... : une plume de douceur perdue dans un nuage de nostalgie...

Prends soin de toi. Je t'embrasse. Tendrement. Sois heureux... s'il te plaît...

Amélie

02/07/2011

Flou

Quelle maladroite je suis, j'ai bougé, et maintenant la photo est toute floue... pfff... Décidemment, c'est mieux quand c'est quelqu'un qui me prend en photo !! Je suis pas douée de mes mains quand je manipule le retardateur...

Kissous à tous.... et à toutes (je t'oublie pas Eff')

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26/06/2011

Un immense moment d'émotion pure...

20/06/2011

La machine à plaisir

C'est pas moi sur la photo, mais ça aurait pu... car je suis une fan de ce genre de délire décalé... Parfois j'aime la douceur et le sensualité, mais d'autres fois (et c'est mon état d'esprit à l'instant présent), j'aime bien quand c'est hard et surtout "un peu crad"... alors j'avoue qu'une telle pénétration infernale associée à des pieds poussiéreux, la machine à bois, une atmosphère de sous-sol... Mmmmm !! J'en slurpe d'avance !

Not you ?

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14/06/2011

Mickael Miro

Une jolie découverte que je vous propose ce jourd'hui, avec Mickael Miro, un jeune interprète (assez mignon.... hihi) ; une chanson un tantinet nostalgique, mais très vraie ; et vous pouvez investir sur l'album entier : les autres chansons sont aussi très bien....

Pour remonter le temps... un peu...

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08/06/2011

Piercing

Aujourd'hui j'ai envie de vous présenter le corps étranger et rigide que j'avais en moi. Je parle du piercing, bien sûr !

Vous aimez ? Regardez bien, il est juste au dessus du nombril (et ne louchez pas ailleurs !! hihihi....)

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Kissous petits gourmands !! (et faîtes de jolis rêves cette nuit !)

;-)  Am'

02/06/2011

DSK, porte-drapeau du socialisme populaire !

Le sieur Strauss-Kahn a modestement pris possession (comme un prisonnier presque normal, le bracelet au pied), de sa résidence de 600 m2, une luxueuse maison située dans un quartier huppé de Manhattan. Quatre chambres, une salle de cinéma : l'agence immobilière qui la proposait à la location a fourni des images permettant une visite virtuelle de l'intérieur de la bâtisse. Allez-y, régalez-vous, y a même une vidéo : http://lci.tf1.fr/monde/amerique/la-maison-de-dsk-600-m2-...

C'est vachement popu de pouvoir claquer 1 000 000 de dollars de caution, afficher 5 000 000 de dollars de garantie, payer la peau des fesses pour des installations de surveillance et claquer 50 000 dollars de loyer par mois...

C'est pas lui ou ses copains qui critiquaient la justice à deux vitesses, le pouvoir "horrrrible" de l'argent et du capitalisme ?... Comme quoi, quand on est dans la merde, c'est le sauve-qui-peut, le chacun-pour-soi et on oublie les discours dogmatiques et démagogiques d'antant...

Je suis navrée de voir cette étalage... Comme quoi, le pouvoir de l'argent..... ! Quel exemple !

27/05/2011

La philosophie du poulet

LA SCENE : Un poulet au bord d'une route. Il la traverse

LA QUESTION : Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?

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RENE DESCARTES : Pour aller de l'autre côté

PLATON : Pour son bien, de l'autre côté est le Vrai

ARISTOTE : C'est la nature du poulet de traverser les routes.

KARL MARX : C'était historiquement inévitable.

CAPITAINE KIRK : Pour aller là où aucun autre poulet n'était allé auparavant.

HIPPOCRATE : En raison d'un excès de sécrétion de son pancréas.

MARTIN LUTHER KING : J'ai la vision d'un monde où tous les poulets seraient libres de traverser la route sans avoir à justifier leur acte.

MOISE : Et Dieu descendit du paradis et Il dit au poulet : « Tu dois traverser la route ».
Et le poulet traversa la route et Dieu vit que cela était bon.

RICHARD NIXON : Le poulet n'a pas traversé la route, je répète, le poulet n'a JAMAIS traversé la route.

MACHIAVEL : La fin en soi de traverser la route justifie tout moyen quel qu'il soit.

SIGMUND FREUD : Le fait que vous vous préoccupiez de ce que le poulet ait traversé la route révèle votre fort sentiment d'insécurité sexuelle latente.

BILL GATES : Nous venons justement de mettre au point le nouveau « Chicken Office 2009 », qui ne se contentera pas seulement de traverser les routes, mais couvera aussi les oeufs, dessinera les plans du nid, etc.

BOUDDHA : Poser cette question renie votre propre nature de poulet.

GALILEE : Et pourtant, il traverse.

ERIC CANTONA : Le poulet, il est libre le poulet. Les routes, quand il veut il les traverse.

CHARLES DE GAULLE : Le poulet a peut-être traversé la route, mais il n'a pas encore traversé l'autoroute !

JACQUES CHIRAC : Parce que je n'ai pas encore dissous la route.

L'EGLISE DE SCIENTOLOGIE : La raison est en vous, mais vous ne le savez pas encore. Moyennant la modique somme de 10.000 € par séance, plus la location d'un détecteur de mensonges, une analyse psychologique nous permettra de la découvrir.

BILL CLINTON : Je jure sur la constitution qu'il ne s'est jamais rien passé entre ce poulet et moi !

ALBERT EINSTEIN : Le fait que ce soit le poulet qui traverse la route ou que ce soit la route qui se meuve sous le poulet dépend uniquement de votre référentiel.

ZEN : Le poulet peut vainement traverser la route, seul le Maître connaît le bruit de son ombre derrière le mur.

LE PREMIER MINISTRE : Le poulet n'a pas encore traversé la route, mais le gouvernement y travaille.

SEGOLENE ROYAL : Le poulet a fait preuve de bravitude dans son parcours courageux entrepris pour montrer l’inadmissible inégalité des chances des gallinacés qui traversent les routes dans l’indifférence totale du gouvernement, lui-même responsable de l’augmentation du nombre de victimes pour lesquelles Nicolas Sarkozy n’a aucun respect.

JEAN ALESI : Je ne comprends pas, théoriquement, le poulet avait le temps de passer.

NELSON MONTFORT : J'ai à côté de moi l'extraordinaire poulet qui a réussi le formidable exploit de traverser cette superbe route :
-« Why did you cross the road ? »
-« Cot, cot, cot ! »
-« Eh bien, il dit qu'il est extrêmement fier d'avoir réussi ce challenge, ce défi, cet exploit ! C'était une traversée très dure, mais il s'est accroché, et... »

KEN LE SURVIVANT : Peu importe, il ne le sait pas mais il est déjà mort.

JEAN-CLAUDE VAN DAMME : Le poulet, la road il la traverse parce qu'il sait qu'il la traverse, tu vois la route c'est sa vie et sa mort, la route c'est Dieu c'est tout le potentiel de sa vie, et moi, quand je me couche dans Timecop quand le truck arrive, je pense à la poule et à Dieu et je fusionne avec tout le potentiel de la life de la road ! Et ça c'est beau !

ERNEST HEMINGWAY : Pour mourir sous la pluie.

MAIS.....

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... EN REALITE : Le poulet a traversé la route pour aller voir la poulette d’en face !

21/05/2011

Mathieu

Je n’étais plus une femme. Je n’étais pas un homme. Je ressentais les plaisirs de l’un et de l’autre. A la fois. Alternativement. Ensemble. En communion. Comme si une balle de tennis rebondissait sans relâche du ventre de l’un au ventre de l’autre.

Nous allions chez Mathieu. Je l’accompagnais, lui serrant fort la main dans l’escalier de cet immeuble un peu vieillot perdu dans une rue désertée. Je le regardais. 45 ans, les cheveux un peu grisonnants, la force et l’expérience à son apogée. Le savoir et la tendresse. La passion, la magie de ses mains. J’avais déjà une irrésistible envie de lui.

Je la regardais. Dans sa tunique bleue, les cheveux légèrement bouclés, ses converses noires négligées, presque sales et mal serrées. J’avais une irrésistible envie d’elle, de la lécher des orteils aux paupières. Je regardais la forme de ses seins que j’avais envie de sucer avec infinie délectation...

Ainsi nous montions les escaliers jusqu’au palier ultime. Coup de sonnette.

La porte qui s’ouvre. Mathieu.

triolisme.jpgEnfin, Mathieu. Mon amant caché. Mon amant du même sexe... Une grosse faim de lui m’étreignît subitement ; grosse envie de me lâcher, d’abandonner à terre les brides et les laisses, les regards bourgeois et les dogmes millénaires. Je la savais là, tout à coté de moi, ma maîtresse, mon amante, ma folle passion... et j’ai aimé cette sensation de scandale, d’indécence transgressive et insolente. Avec impatience nous sommes rentrés, tous deux dans l'appartement de notre hôte. La porte s'est refermée et je l'ai serré, lui, mon amant. Je l’ai embrassé copieusement sur la bouche. Je lui donnais ma langue, il m'offrait la sienne.

Puis tout s’est mis à aller vite... follement vite, dans un espace-temps plein de dynamite...

On se touche, lui, moi : nous, les hommes. Je bande. Je sais qu’elle est tout à coté. Elle nous regarde. Je sens sa respiration qui s’affole, elle déglutit, elle est saoule d’excitation. Je sais que déjà sa petite culotte est déjà trempée. On se décolle. Je fais les présentations. Puis Mathieu s’approche de ma maîtresse et la prend dans ses bras, leurs bouches s’engluent, je vois de la salive qui sort de leur puits partagés de gourmandise comme un trop-plein délicieusement mêlé. Je suis excité.

Il m’embrasse, c’est bon, c’est exquis. Voir mon amant avec un autre homme a décuplé ma faim de chair. Alors je pelote Mathieu sans me limiter. Nos langues jouent une danse d’une excitation inouïe. Ma main s’immisce entre ses cuisses. C’est dur. C’est bon. C’est délicieux, comme un apéritif salé dont l’alcool du plaisir me tourne déjà la tête... Je lui prends la main. Je la lui plaque avec vigueur sur mes seins. J’ai envie de baiser. J’ai une putain d’envie de les baiser tous les deux, ces deux hommes qui savent aussi s’aimer l’un l’autre. Une expérience nouvelle, magnifique... Je me décroche de ses lèvres et je regarde mon amant : il n’a pas perdu de temps : en nous matant nous embrasser il s’est foutu à poil : il est déjà nu, déjà totalement nu, en train de passer sa main sur son bâton rigide que mes yeux fixent d’une envie folle.

Libérée pour un court instant de tout contact, j’en profite pour me déshabiller moi-aussi. Mathieu en fait de même et en quelques secondes nous sommes enlacés tous les trois, nus, nos bouches se mêlent à trois. Je ne sais déjà plus qui je suis, je ne sais même plus ce que je suis. Deux hommes, une femme. trois appétits de chair. Je ne sais pas à qui est cette langue qui viole mes lèvres pour aller visiter la grotte de l’autre, ballet magistral et libéré... Ce que je réalise, c’est que nous avons franchi le seuil de cet appartement il y a quelques minutes seulement.

En moins de temps qu’il faut pour le dire, nous nous retrouvons sur le lit de Mathieu.

l-amour-a-3_48255_w125.jpgPremiers mots échangés, cassant le flux incessant des gémissements et des peaux qui se frottent, des lèvres qui se lèchent : Ils me demandent ce que je veux. Je n’hésite pas. Je crois même que je ne prends pas le temps de leur répondre avec des mots : mon regard le fait pour moi... ils ont compris : j’ai envie de les regarder se baiser, ces deux Apollons...

Ils sont musclés, beaux, sculptés à souhaits. Leurs sexes sont rigidifiés d’une branche d’acier. J’ai envie de me toucher la chatte en les matant...

Je me retourne vers le sexe de Mathieu. Lui fait de même avec le mien. Lentement nos bouches gobent nos glands humides et rougeoyants. Elle est là, juste à coté, les jambes doucement écartées, se caressant la fleur du bout de ses doigts, excitée de voir ce tableau homosexuel inédit à ses yeux.

Sa queue est bonne, humide. Je caresse ses bourses pendantes, sentant à peine la très fine couche délicatement taillée d’une minuscule forêt de poils intime, dans laquelle je me régale de l’arbre millénaire en plein milieu de la clairière... Je sens sa bouche faire de même. Je sens ses lèvres goulues sur mon tube plein d’une dynamite que je me défends d’emmêcher tout de suite... L’instant est magique : elle est là, devant moi, elle se caresse, elle met un doigt dans son vagin, elle gémit. Sa peau frôle la mienne quand elle se branle. J’aime ça... Je sens son odeur...

Je me caresse sans garde-fous. Je me sens libérée comme jamais. Mon amant sait que je suis là, tout contre moi. Ces deux queues me font bigrement envie. J’ai chaud... Il faut que je les sépare, je n’en peux plus. Je deviens folle. Je m’immisce dans leurs ébats, ils se mettent à genoux devant moi. Je saisis leurs membres et les gobe avec appétit. J’ai faim. Rarement j’ai eu faim comme ça. Je les suce l’un l’autre, puis l’autre l’un, passant de l’amant à l’amant de l’amant, puis de l’amant de l’amant à mon amant. Je les branle, c’est bon, c’est doux, c'est humide, c'est chaud, c’est dur, c’est exquis...

C'est dingue...

masculinity-manhood.jpgJe suis insatiable. J’ouvre ma grande bouche pour les prendre en moi tous les deux... Ensemble. Et pendant ce temps, pendant le temps d’un éclair où je lève les yeux, je vois qu’ils se pelotent, qu’ils s’embrassent. A cette seconde je crois que je suis morte et ressuscitée en même temps, j’ai joui, j’ai senti mon ventre brûler, j’ai senti mes oreilles exploser, j’ai senti mes lèvres rougir jusqu’au bleu tant le sang tourmente mes veines, mon cœur, mon âme et mon sexe...

Les lâchant le temps de reprendre ma respiration, Mathieu me dit « Attends »... Ce mot avait la résonance d’un mot de passe complice. Mon amant se mît à rire. Mathieu descendît du lit. Nous étions en nage. J’étais si bien... Il se dirigea vers le coin de sa chambre, saisit un objet que je n’ai pas reconnu de suite... Puis il revint près de son amant. Tous les deux se mirent à me sourire avec tendresse...

En voyant le splendide gode-ceinture qu’ils m’offraient, j’étais certaine d’une chose : tout ce que j’avais vécu pendant ces premiers instants dans cet appartement n’était qu’un hors d’œuvre. J’allais m’attaquer avec voracité au plat principal, car là j’étais devenue une fauve indomptable et indomptée. Moi qui n’avais jamais enculé personne, j’allais enfin pouvoir assouvir un de mes phantasmes les plus profonds...

Et avec deux magnifiques partenaires d’un coup...

15/05/2011

Retour à l'an vert

Oui, c’est là.

C’est ici, exactement ici, dans cette chambre-là. Le même numéro, le même lit.

C’est ici qu’à une révolution solaire près, nous étions ensemble, tous les deux.

365 jours exactement, au jour près. Je regarde par deux fois la date sur ma montre. Rien n’a faire, elle me le confirme impitoyablement... comme si un destin couronné d’orties me poursuivait de sa fourche d’acide...

Le pingouin d'en bas aurait pu me donner une autre chambre, il y en a plus de 200... mais non, il a choisi celle-ci. Un hasard ? Une coïncidence ? Non, je n'ai jamais cru en ces conneries. C'est comme ça. Ça fait partie de ma facture. Je la regarde cette chambre, je la contemple dans un silence de mort... En 12 mois, la température a tellement changé ! Le froid a remplacé la chaleur d’un Mercure insatiable.

Je me revois sortir de cette salle de bains, toute nue, avec juste deux petites pinces érotiques au bout des seins, reliés ainsi d'une chaînette métallique que toutes les prisonnières m’auraient enviée alors... et puis me précipiter comme une vorace entre ses cuisses gourmandes...

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Aujourd'hui, le froid dans le sang. Le picotement de la nostalgie.

Les larmes perlent à mes yeux déjà rougis. Je sens qu’un diable rédempteur est tout proche de moi, une longue facture à la main, exigeant mon sang pour s’abreuver de ma passion et étancher sa soif... Mais je m’en fout. Qu’il retourne en enfer. Et qu'il me laisse avec mes fleurs, son odeur... et ma solitude.

Alors j'ai laissé tomber la valise.

Et puis, toute KO, je me suis assise sur le lit... seule.

09/05/2011

L'ombre du vent

L'Ombre du vent est une énigme parsemée de zones d'ombres et de caves humides. Barcelone, de 1945 à 1966, sous le régime franquiste à aujourd’hui. La ville des prodiges est marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent. Un homme emmène son petit garçon dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets « enterrés dans l'âme de la ville » : L'Ombre du Vent.

ombre du vent,littérature,livre,société,poésie,écriture,mots,amour,amitié,femme,hommeIl n'est pas question d'en révéler l'intrigue, ni même de tenter de s'en approcher. Il suffit de savoir qu’il s’agit de livres maudits, de l’homme qui les a écrits, d’un personnage qui s’est échappé des pages d’un roman pour le brûler, d’une trahison et d’une amitié perdue. Une époustouflante histoire d’amour, de haine et de rêves qui vit dans l’ombre de 524 pages que l’on dévore trop vite. Tableau historique, récit fantastique, réalisme magique, énigme policière où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, ce roman d'apprentissage et d’aventures mêle inextricablement la littérature et la vie.

L'Ombre du vent est avant tout un roman de l’amour du roman. La vie est un livre tentateur, maléfique, obsédant. Beaucoup évoquent le fantastique du Maître et Marguerite de Boulgakov mais j’y ai surtout senti du Wilde chez Zafón, un peu Oscar, écrivain sulfureux du Portrait de Dorian Gray. Une dimension poétique à l’image du titre où le sujet le plus poignant est bien le temps. Zafón sème le vent et récolte un superbe frisson !

Prix Planeta 2004 - Prix du meilleur livre étranger 2004.

Et moi je rajoute : A lire absolument !! Un vrai de tour de force et de talent qui lie poésie, émotion, amour, passion, l'amour des livres, les liens familiaux, la guerre... On ne lit pas comme les autres romans. Il est vraiment magnifique !

03/05/2011

Tellement plus drôle que l'original....

27/04/2011

Puzzle

L’autre jour, je me suis levée un peu tard et je ne sais pas pourquoi, aussitôt debout, j’ai eu envie de me prendre en photo avec mon téléphone portable à travers la glace de ma chambre... et de vous la présenter à travers cette note...

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Maintenant, quand je dis que je dors toute nue, vous en avez la preuve, ce n’est plus une légende... hihihi...

Alors il vous fait plaisir mon petit cadeau ?

Kissous kissous !!

Amélie

21/04/2011

A bas Chelot !!

J’en ai vraiment marre de ces décisions à deux balles. Maintenant c’est Roselyne Bachelot qui veut s’en prendre aux clients des prostituées pour arrêter le fléau. Tu parles d’un fléau ! On est en plein dans la logique de facilité, on s’attaque à cet homme qui, lassé de sa femme auprès de qui il ne trouve plus de sel, compense sa frustration en allant occasionnellement voir ailleurs... Je ne dis pas que ce qu'il fait est exemplaire, mais quand même... Car cet homme, c’est lui qui va se faire gaufrer, qui va passer au tribunal comme s’il avait cambriolé la BNP, et devenir définitivement la honte de ses enfants, pour des siècles et des siècles, Amen...

Bon, certain(e)s risquent d’être choqué(e)s de mes propos, mais la plupart, j’en suis persuadée, peuvent comprendre... : il y a prostitution et prostitution. Et je sais de quoi je parle. Il y a plusieurs années, je finissais mes études, je n’avais pas encore de revenus, et la modeste aide de ma famille ne me permettait pas de vivre comme je le voulais. J’aurais pu laver les voitures dans un garage, j’aurais pu faire du baby-sitting, j’aurais pu faire des ménages, rien de tout cela n’est dégradant, beaucoup de mes ami(e)s ont eu recours à ces moyens.

J’ai choisi, pendant 18 mois, de louer mon corps. C’est un choix, et j’emploie volontairement ce mot. Je connaissais les hommes, et je savais que mon coté pulpeux et mes seins plutôt généreux, ça allait plaire. Et je ne m'étais pas plantée. Les deux premières fois, j’ai eu de l’appréhension, oui, bien sûr, mais au bout d’un moment j'ai trouvé ça presque banal. Oui, je l’avoue, j’ai aimé. Quelqu’un est choqué ? J’ai peut-être eu de la chance, je le reconnais, mais sur cette période j’ai toujours rencontré des hommes courtois ; il y en avait de tous les âges, le standard moyen étant l’homme de 45 ans, les cheveux un peu grisonnants, marié administrativement, père de deux ou trois enfants, et qui voulait profiter d’un déplacement professionnel pour partager un moment agréable et intime avec une jeune femme...
 
bach.jpgJe ne cherche pas à promouvoir ce genre de « travail ». Je reconnais que ce choix, qui a été le mien à l’époque, je l’ai pleinement accepté, et que pour d’autres femmes par contre il s’agit d’une nécessité coûteuse et potentiellement destructrice psychologiquement et physiquement. Ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas en s’attaquant aux clients qu’on va lutter contre le proxénétisme, qui est une vraie catastrophe, ni contre la maltraitance, ni contre la prostitution des mineur(e)s qui, rien que d’y penser, me donne envie de gerber.

Ce qui me choque dans la démarche de Bachelot, c’est qu’encore une fois on va là où c’est plus facile au lieu d’essayer de démanteler les réseaux pervers, dans lesquels la brutalité côtoie l’argent de la drogue et le proxénétisme des filles de l’Est. Et c’est pourtant là que se nichent les vrais scandales...

A suivre...


 

15/04/2011

Vipère

C’est une vipère.
 
vipere-a-cornes-245024.jpgPas de celles que l’on rencontre dans les sous-bois, car ces animaux-là, au moins, vous avez appris à vous en méfier.
 
Elle c’est une vipère déguisée : au début vous ne voyez pas ses crocs et ne soupçonnez même pas son venin. Et c’est ce qui fait d’elle un prédateur encore plus dangereux.
 
Sa langue fourchue est raccommodée à gros fils, et pourtant, malgré ce postiche grossier on ne l’aperçoit pas. Même son âge plus que respectable joue en sa faveur : ses décennies qui se sont enchainées depuis la drôle de guerre, elle essaie bien de les cacher derrière une coiffure ridicule jaune-paille-délavée et de grosses lunettes rouges pseudo-jeun’s... mais en regardant de près, elle tient tellement d’Endora Stevens que son grain de mocheté se révèle en bouton de sorcière...
 
C’est une vipère rampante qui survit en pensant à elle, en disant des banalités à reluire avec sa bouche de bourge’ pincée en cul de poule et en achetant l’amour des autres par mille artifices qui sont des feux de mitraillettes pour ceux qui ont une bonne vue... mais c’est le cas de très peu... car quand l'actrice a détecté parmi son public un spécimen exempt de bigleurisme, elle le paralyse de son crachat culpabilisant qui fait qu’on la voit d’un coup comme un petit chat tout mignon qu’on a envie de serrer dans ses bras...
 
C'est comment qu'on écrase les vipères déjà ? Avec son talon ?

09/04/2011

See you soon, Stavanger

Ils m’ont invitée à dîner quand je reviendrai à Stavanger. Et c’est prévu tout bientôt.
 
Ils m’ont invitée à dîner, lui le consultant britannique, la trentaine, plutôt basané (les ascendances ghanéennes, c’est vraiment plein de charme...), et puis l’autre, consultant aussi, le même âge quoiqu’à peine plus mâture, châtain clair...
 
On n’est pas collègues, on n’est pas concurrents, on est complémentaires pour accompagner une restructuration d’entreprise, donc on peut se voir en dehors du boulot et projeter des tas de délires...
 
Il y a deux jours, le premier (appelons-les Jules et Jim, pour faire simple), donc Jules, celui d’origine ghanéenne, m’a dit au-revoir d’une façon très appuyée. Pas habituelle. Dans son regard il y avait autre chose. Du désir. A mon retour, il m’a proposé une soirée très « cool » : lui, moi, Jim... Il m’a tenu la main, je voyais qu’il bandait...
 
Alors évidemment, j’ai accepté... Vous croyez que j’ai fait une connerie ? Non, je ne crois pas, et puis merde, si j’ai fait une connerie, ce sera pas la première fois... hihihi...
 
Je m’imagine revenir, les rencontrer. Je monte chez Jules, Jim est déjà là. Chemises légères, pantalons moulants, pieds nus, ils me reçoivent. Je vais sous la douche, puis j’en ressors vêtue d’une simple serviette autour de mon buste. Ils m’appellent, ils sont dans le salon, j’y vais. Je m’approche.
 
Ils me touchent, Jules est occupé à m’arracher mon petit linge trempé et à peloter mes seins, si bien que je n’ai même pas vu que Jim, derrière moi, est déjà nu.
 
Ca y est, on est nus tous les trois. On se touche, on s’embrasse. Ils me pétrissent de leurs doigts, de leurs langues. Leurs sexes dressés passent l’un après l’autre dans ma bouche. Ils sont gros, forts et durs, surtout celui de Jules... un sexe de black, c’est pas qu’une légende.

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Ils sont tous deux à s’occuper de moi. Deux rien que pour moi... Ils me bandent les yeux, me pénètrent par tous les trous pendant des heures, sans relâche. Je sens des doigts dans mon anus, des sexes à tour de rôle dans ma chatte, à moins que ce ne soit l’inverse, je ne sais plus tellement c’est bon, tellement c’est délicieux, tellement j’aime ça... Mon corps n’est plus rien sinon le reflet de leurs mains et de leurs envies, le dévidoir de leurs fantames qui m'excitent comme une chienne.
 
Les deux complices éjaculent en même temps sur mon visage, leurs spermes chauds se mélangent, j’en ai dans les cheveux, sur la bouche, le cou, les seins... Ca coule. Ils hurlent. Je jouis en continu...

Ô... si seulement ça pouvait se passer comme ça...
 
Dites, vous croyez que j’ai fait une connerie d’accepter ?...

03/04/2011

Human planet

Superbe vidéo, à voir en "plein écran" !

kissous

Am'

 

28/03/2011

Pierre Louÿs

Je ne sais pas si je vous l'ai déjà dit un jour (à force de dire plein de trucs sur ce blog, j'ai presque plus de secrets pour vous... hihihi...) mais j'adore la poésie. J'aime lire en général, les bons bouquins bien denses, les français, la littérature américaine aussi. Mais c'est vrai que la poésie tient une grande place dans ma vie. Mon style c'est plutôt Mallarmé, Baudelaire et toute cette époque qui sent le romantisme écorché, l'absinthe et l'âme nue... J'ai adoré Banville, Rimbault, Verlaine, Corbière, j'ai lu et relu les Chants de Maldodor de Lautréamont, Nouveau et bien sûr Hugo, "le grand Pan" ! Bref, la seconde partie du XIXième est pour moi richissime d'émotions en tout genre et je ne m'en suis pas privée...

Plus récemment, j'ai découvert Pierre Louÿs (y a un tréma sur le "y", c'est pas commun !!) ; son site officiel est intéressant pour le connaître davantage (comme tous les artistes, il n'a pas eu une vie vraiment banale) ; sa littérature est différente, très "personnelle"... et j'ai déniché sur un bouquin historique le scan d'un de ses manuscrits, que j'ai récupéré et que j'ai encadré virtuellement pour vous le présenter (je vous bichonne, hein ?...).

Pas besoin de réécrire ses mots, il écrivait très bien, alors lisez par vous-même ! J'avoue qu'il parle d'un plaisir que j'affectionne particulièrement en tant que femme... mais on n'est pas obligé d'aimer. Ni le style, ni l'acte d'ailleurs (pourtant qu'est ce que c'est bon !!... ;-)  )....

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22/03/2011

Nesca...

16/03/2011

Rencontre du troisième groupe

La journée avait super-bien commencée. On était parties tôt le matin, Mathilde et moi, pour une rando’ d’enfer à travers les monts et les vallées, calmes et authentiques. Mathilde, c’est ma cousine. On s’entend super-bien. Elle a juste un an de moins que moi, et on a presque grandi ensemble. J’étais si contente de la revoir pour mes quelques jours de congés !! Et en plus, depuis qu’elle a largué son mec, elle est encore plus épanouie... Les cheveux un peu plus blonds que les miens, le sourire plein de joie, la volonté de passer une journée loin des artifices... Comme quoi, chez elle et chez moi, le célibat a du bon !! Hihihi...

A midi on avait pique-niqué devant une ferme, on était seules, le regard à l’infini, parlant sans arrêts dans l’odeur des premières senteurs d’un printemps précoce qui caressait nos narines et fleurissait nos inspirations... Puis on a continué, découvrant à chaque tournant un paysage plus beau, un chemin plus pentu, un trajet plus sportif... A 16 heures, on était presque arrivées, mais on n’avait pas envie que cette journée finisse : alors on a fait un détour par un café en forme de chalet d’altitude. Dedans, ça sentait le bois, le miel, la bûche pas encore allumée, la bougie, les tissus démodés. Devant un vin chaud, on a continué à refaire le monde. On était rouges de nos heures de marche hyper-sportives, on suait et je me disais que certains de mes visiteurs internautes seraient contents de me voir dans cet état !! Hihihi... je suis taquine, hein ?

C’est là que Raoul est entré. En fait, je sais pas s’il s’appelait Raoul ou Jean-Luc, mais vraiment c’était une caricature de tout ce que j’aime pas. Il s’est assis un peu plus loin, me faisant face (tu parles d’un privilège), engueulant ses deux petites filles qui n’allaient pas assez vite à s’asseoir... pfff... Mais le pompon ça a été le moment où il a enlevé son pull pour exhiber son tee-shirt. J’avais le verre entre la bouche et les lèvres à ce moment-là, et j’ai été immobilisée d’un coup. Math’ s’est retournée pour voir ce qui m’avait bloquée comme ça. Ses yeux sont revenus vers moi, comme pour dire « t’énerves pas Am’... »... Parce que là, vraiment, j’ai eu une montée d’adrénaline. Sur le tee-shirt de Du-Blaireau-Premier, il y avait écrit ceci : « Croire en ses promesses vous nuiera »... Et en dessous, la caricature grotesque de notre Président de la République, les oreilles énormes, un nez délirant... Bref, vous imaginez très bien, j'en suis sûre...

J’en ai vraiment marre de ce genre de réflexion à 2 balles. D’abord, Du-Glouyou aurait dû se rappeler que « Nuire » étant du 3ieme groupe, il ne faut pas de « e » à « nuiera »... mais bon, on n’était pas à ça près... Ce qui me choque c'est cet acharnement affiché contre notre Président. Comme si c’était le dernier des nuls... C’est dingue cet irrespect ! J’étais gamine, mais je crois que personne n’aurait fait ça avec Mitterrand, à croire que personne n’a été choqué à l'époque du fait qu’il ait utilisé son aura de Président pour mettre sur écoute des vedettes afin de préserver sa fille adultère. Tout le monde a dû trouver ça très bien... C’est vrai que Sarko n’est pas bon en comm, que son coté bling-bling est franchement maladroit, voire déplacé, et que les excès de MAM sont désolants, mais c'est pas une raison pour le ridiculiser de la sorte...

La France est réellement ingouvernable. Les gens veulent tout et son contraire. Sarko nous a sortis de la crise (d'une gravité jamais vue depuis 1929), on l’a déjà oublié ? Où serions-nous si la « Bravitude » avait dû prendre des décisions capitales en pleine tempête ? Je préfère pas imaginer... Les gens râlent contre les récentes mesures sur les retraites, mais pourquoi les français devraient travailler moins que les autres voisins européens ? Un jour, on dira qu'il a été courageux...

Est-ce que gouverner, c’est plaire ? Non, c’est d’abord prendre des décisions même impopulaires mais qui vont dans le sens d’une meilleure santé pour son pays et le bonheur de ses habitants. Bref, on retiendra de Sarko ce qu’on veut, mais faut avouer qu'il n'aura pas eu de pot dans son quinquennat, un quinquennat vraiment pas facile, et il risque de le payer cher. Mais c’est un homme, pas un magicien. Jospin, lui, qui était à Matignon il y a 15 ans, n’avait rien foutu en se contentant de surfer passivement sur une vague économique mondiale favorable et du coup, bing, l’impression est bonne... Quel monde !!!

En attendant, en France les entrprises rament comme des malades pour essayer d’être économiquement compétitives face à celles des autres pays, et un grand merci à  Martine-à-la-plage, pondeuse des 35 heures... et cette idée-là, c’est drôle, personne nous l’a piquée...

J'ai des amis à droite, j'ai des amis à gauche, il n'y a pas de vérité, chacun a ses convictions, l'appartenance politique n'est pas un gage de qualité.  L'essentiel est la tolérance et le respect !

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10/03/2011

Cliché

En bonne petite curieuse et amoureuse des plaisirs parfois souvent interdits, je me suis promenée sur des nouveaux sites & blogs, l’autre jour. Je me suis arrêtée sur celui du Jedi.

Je vous en propose un superbe témoignage ci-dessous.

jedisblog.jpg

J'ai choisi cette photo car elle m’a énormément plue... Je n'y vois pas de vulgarité. J'y vois du plaisir à travers ce jet de sperme superbement photographié. Je vois du plaisir dans cette musculature déjà magnifique et qui se crispe encore davantage sous l'emprise du bien-être absolu. Même ses pieds se crispent, et c'est si beau... Regardez ce buste. Ces bras... Ces cuisses... Oui, j'aimerais qu'elles m'enserrent... Et il y a quelque chose que j'aimerais tant prendre en bouche... Miammm !!

J'aime l'élégance du noir-et-blanc, j'aime sa tête qui se cache... Comme s’il éprouvait un sentiment de honte auquel se mêleraient un zeste de culpabilité, et de la vulnérabilité... Oui, à cette seconde, je sens cet homme vulnérable. Il est nu jusque dans son âme... Son regard se détourne de nous comme pour lui permettre de respirer cette seconde dans une solitude intimiste, tout en sachant que l'appareil photo le fixera dans un arrêt-sur-image qui sera visible par le monde entier... délicieux paradoxe...

Moi la voyeuse, je me régale devant cette photo. Je la trouve belle. Oui, belle et émouvante. Vous savez que je suis fan des photos en noir-et-blanc... Et je sens qu’elle est en train de m’en faire voir de toutes les couleurs... 

Miamm... Slurp...

04/03/2011

Identity Card

L'autre jour, je suis allée récupérer ma carte d'identité que j'avais dû renouveler : Putain qu'est-ce qu'elle est moche !!

La photo est horrible. Mais normal, devant monsieur Photomaton, attention faut pas rire, faut pas sourire (il est beau mon sourire pourtant, merde !) : tout za zé ztrictement in-der-dit !

Faut être de face, neutre, sans burqa (coup de pot, j'avais laissé la mienne au pressing la semaine d'avant... petit sourire...).

Et la signature, attention, faut la faire devant le monsieur qui te prend ton document, des fois que t'aurais envie de demander à ton voisin de signer à ta place ! Et puis t'as intérêt à ce qu'elle rentre dans la case ! La mienne rentrant plus logiquement dans un carré que dans un rectangle (c'est un défaut, ça, apparemment !), comment la réussir quand le monsieur du guichet t'impose de la faire dans un rectangle hyper-aplati et tout riquiqui ?

Liberté, liberté chérie ! Tu es bien loin ! Je me souviens, quand j'étais petite, mon père en avait une "ancien modèle", non plastifiée. Non aspetisée. Sur sa photo, il souriait. Sa signature, il l'avait faite en se libérant de toute contrainte, parce qu'une signature c'est aussi une partie de sa personnalité !

Mais dans notre monde à la con, à force de tout normer, de tout normaliser, de se stéréotyper, de numériser et tout le bastringue, nos papiers même les plus personnels deviennent quelconques. Aseptisés. J'ai l'impression qu'on perd notre âme.

J'ai failli dire notre "identité"...

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26/02/2011

On s'en lasse pas...

20/02/2011

Putain de taxi !

Le chauffeur de taxi était plutôt sympa ; pendant le trajet entre l'aéroport et mon lieu de rendez-vous, il m’avait parlé de tout et de rien, il avait critiqué l’actualité, son pays, s’était ému de l’évolution du coût de la vie... Puis il m’avait laissée, comme je le lui avais demandé, au bas d’une grande tour plein de gens coincés veste-costard et cheveux gominés, cortège de cire-pompes devant l’Éternel...

Huitième étage, salle A*** : tout sourire (ça je sais très bien faire si l'enjeu vaut le déguisement...), j’ai pu présenter mon dossier à mes clients ; tout s'était bien passé. Ensuite on était allés manger ensemble ; et moi j'étais soulagée d'avoir convaincu ceux qui me payent... Bref, tout avait l'air de se passer au mieux.

Mais au moment de partir, au moment de me rhabiller pour affronter le froid extérieur, sachant que le taxi qui allait me ramener à l'aéroport était en route pour venir me chercher, là j’ai senti un blizzard qui m’a drapée comme un tissu humide et froid : j'ai remis mon manteau noir, mais je n’avais plus mon écharpe de laine. L’écharpe de laine que Dave m’avait offerte un soir. C’était le 10 décembre 2009...

Putain de taxi ! Au moment de me laisser, le matin-même, toujours le chronomètre aux fesses, je suis descendue trop vite de la voiture, l’y abandonnant définitivement à l’intérieur...

J’ai appelé la société de taxis... Non, ils n’avaient rien trouvé. Rien. Nada. Maccache. Queue d'chi. Et de me dire qu'ils ne voulaient pas se lancer dans une recherche complexe pour un objet qualifié de si dérisoire... J’ai eu beau insister, ils avaient « autre chose à faire »...

box.jpgVoilà. C’était son destin : voguer ailleurs, s’en aller de moi. Me quitter. Ce morceau de laine noire et chaude, qui sentait encore toutes les vibrations nues de notre amour, il me l’avait offerte l'hiver dernier. Je m’y revois... J’étais étendue sur mon lit, nue... Il l’avait sortie d’un petit sac de plastique rose et me l’avait offerte... Une petite écharpe de laine, fine et élégante, qu’il m’avait donnée avec tout son amour. Un vêtement de chaleur que j’aimais tant porter autour de mon cou. Il pouvait faire très froid, j’étais bien. Il pouvait neiger, j’avais chaud. Il avait si bien su y mettre notre tendresse et notre folle passion qu’aujourd’hui, les larmes aux yeux, je constate combien elle me manque...

Putain de taxi ! Je ne lui en veux pas, au chauffeur. Je n’en veux qu’à moi. Et puis au destin, à mes clients, à mon boulot, à la société de consommation, au royaume du fric et de l’apparat. A cette vie de merde.

Depuis, il me manque quelque chose. Quelque chose d’important. Alors pour me rassurer, comme pour m’accrocher à son odeur, à son souvenir, j’ai ressorti de mon sac de voyage, bien rangé dans une pochette dérobée, le petit sac plastique rose qui ne me quitte jamais, comme le témoignage de cette soirée.

Je l’ai pris en main, et j’ai fermé les yeux...

14/02/2011

Assassin Valentin

Mes pas sont lourds. A ma droite, à ma gauche, la campagne est hostile. Devant, derrière, le sentier se courbe et se détend comme un sinistre serpent. La pénombre est arrivée, avec son cortège de brise et la fraîcheur désagréable d’un hiver qui porte bien son nom.

Les crapauds sont encore silencieux, attendant un printemps propice pour ressusciter de leurs cendres. Mes bottes s’enfoncent, le caoutchouc verdâtre me protège de l’humidité de la boue, pourtant je la sens de plus en plus à travers la matière.

Mes pas sont de plus en plus lourds, mes pieds s’enfoncent dans la glaise.

Il n’y a personne. Il commence à faire nuit.

Un chien aboie au loin. A mes cotés, le hublot de mon destin. Un hublot avec vie sur l’amer.

Pourtant, il y plusieurs années, ici, là, exactement là, une petite fille se tenait près de l’arbre. Il était plus petit, mais c’est le même arbre. Je la revois avec ses couettes, sa robe légère , riant sous l'azur et radieuse dans le soleil, un filet à papillon à la main...

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Mais depuis le temps s'est écoulé sans servir à rien, sauf à faire partir ceux qui me souriaient d'amour. Comme un sable invincible qui s'est évanoui dans le tamis du destin et de la solitude.

Mes pas sont lourds, le froid me cerne de toute part. La glaise répond en bruits gutturaux à mes pas violeurs. C’est glauque, c’est saumâtre, c’est nul. De l’autre coté du bassin aux crapauds silencieux, une grande maison est illuminée. Peut-être que là un jeune couple débouche une bouteille pour la boire ensemble, après avoir échangé un bouquet de fleurs rouges ou un bouquet de baisers tendres. Ou les deux...

A force de marcher vers mon nulle-part de caramel trop collant, je commence à avoir mal aux jambes. Mes bottes ont failli rester dans la boue, mais à grands renforts de solitude, je les en ai sorties. Je les envie mes bottes : elles vont par deux, et avancent dans le même sens... Ma vie est hors de tout sens : devant ou derrière, c'est pareil, la boue s’est accumulée, rendant mon éventuel trajet de retour aussi merdique ce celui qui m’attend devant moi.

J'ai chaud et froid en même temps. Mon tee-shirt colle de moiteur sur ma peau vierge.

Personne d'autre sur ce sentier. Personne dans l'herbe folle.

Un chien aboie au loin. A mes cotés, la lucarne triste de mon destin. Avec vie sur l’amer.

08/02/2011

Blues sans paroles

Tu la voyais pas comme ça ta vie,
Pas d'attaché-case quand t'étais p'tit,
Ton corps enfermé, costume crétin,
T'imaginais pas, j'sais bien...
 

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02/02/2011

La Tour, prends garde...

C’est là que je devais tourner, là, à gauche, juste là... mais j’ai pas tourné. Il pleuvait. Je conduisais une petite voiture pourave sous un ciel de cendres qui crachait ses pleurs incessants de larmes de regrets et solitude... Et je sais pas pourquoi, je suis allée tout droit... et puis je me suis perdue dans le dédale des rues qui, pourtant, ne m’étaient pas inconnues. J’aurais pu tourner au carrefour suivant, mais non, rien à faire, encore une fois je suis allée tout droit, comme si je m’interdisais d’aller ailleurs. Plus j’avançais, plus les rues avaient changé de formes et de connexions par rapport au plan familier imprimé dans ma tête...

C’était les mêmes rues, mais sans être vraiment les mêmes... Alors que je croyais connaître le quartier comme ma poche, je ne m’y retrouvais plus... Et le plus fou, c’est que ce quartier j'étais habituée à l’arpenter à pieds... mais pourquoi alors je me trouvais au volant d’une voiture ?... Je sais pas. Le fait est que j’avais perdu de vue la Tour vers laquelle je devais aller... Et puis j’allais être vraiment à la bourre. Je commençais à angoisser. J’avais loupé l’entrée du parking souterrain... Quelle conne ! Je me sentais paniquer. Des gouttes froides descendaient sous mon chemisier. J'avais les mains moites...

J’ai continué tout droit, j’étais en retard à mon rendez-vous, et je sentais mon ventre se nouer, mon corps s’angoisser sous les coups de buttoir du stress qui commençait à m’envelopper. Pourquoi j’ai pas tourné… Pourquoi ?... J’étais perdue. Complètement perdue...

Et puis, au bout de la rue, j'ai débouché sur un immense boulevard que je ne connaissais pas.

J’ai enfin accepté de tourner à gauche, et l'immense boulevard me faisait face. Long comme l’infini. D’une rectitude absolue, bordé de platanes d’une régularité inouïe. J’étais seule devant cette avenue monumentale, paisible et reposée. Personne alentour. Absolument personne. Dans mon Vanilla Sky, le soleil s’était mis à rayonner : il faisait beau... Autour de cette avenue, à ma droite, à ma gauche, des petites voitures éparses, bien stationnées devant des résidences bourgeoises et cossues, bien comme-il-faut... Il faisait bon. Mais alors j’aurais dû apercevoir la Tour... Où était-elle ? Nulle part ! C’est pas possible, j’avais rendez-vous, je connaissais l’endroit, elle fait plusieurs dizaines d’étages, on peut pas la louper... Mais où j'étais ? Mais où j'étais bon sang ? Qu'est-ce qui m'arrivait ?

C’est là que j’ai levé les yeux. Et très haut dans ce ciel d’un bleu azuré plongé dans un silence de plomb, j’ai vu la Tour, amaigrie mais toujours immense, effilée, comme « lyophilisée ». Elle était en l’air, flottant calmement à des centaines de mètres du sol et elle volait, tractée par un deltaplane gigantesque aux ailes jaunes de soleil... Ainsi elle tournoyait très haut... Où allait-elle ?...

J’étais ailleurs. Dans une vie parallèle inconnue, seule et hypnotisée par cette tour qui volait dans un silence absolu, mue par des voiles majestueusement déployées... Puis le deltaplane est descendu peu à peu, la Tour ainsi portée se dirigeant vers ma gauche... Je ne la quittais pas des yeux. Elle descendait toujours, dans un silence parfaitement orchestré. Elle s’approcha du sol, elle arriva en douceur. Tout en douceur.

Elle se posa avec la délicatesse d’un oiseau, à une centaine de mètres de moi. A la seconde où elle toucha le sol, le deltaplane disparût, la tour redevint celle que je connaissais, belle et fière, volumineuse, toute illuminée de ses mille bureau. Le ciel devint instantanément nuit. Peu à peu j’ai commencé à percevoir du mouvement. A entendre du bruit.

Une voix.

"Bien, avez-vous d'autres questions, mademoiselle M***** ? ; si nous sommes d'accord, votre contrat est prêt, il n'attend plus que votre signature.... "

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27/01/2011

Thé ou café ?

En voilà une vraie question !

Êtes-vous plutôt thé ou plutôt café ? Je n'ai pas les statistiques, mais ces deux liquides chauds qui ont la vertu d'être énergiques sont parait-il les plus répandus dans les habitudes des français !

Et vous ? Ça serait amusant de connaître nos habitudes au petit déjeuner, vous ne trouvez pas ? Alors comme j'ai lancé l'idée, je commence à me positionner : moi c'est café expresso le matin. Et oui, je me suis même offert le "What else ?" du sieur Clooney, et j'avoue que c'est top ! Je prends des capsules de force Ristretto, ce sont parmi les plus corsées... et oui, je suis pas une fille en demie-teinte, moi, vous l'avez certainement remarqué, non ?... Comme le dit ma maman, je devrais davantage manger le matin, pour prendre des forces, mais bon, j'ai pas faim quand je me lève, alors... Disons que j'ai faim plus tard dans la matinée, et parfois, quand je n'ai pas pris de pomme à croquer dans mon sac, je dois patienter jusqu'au déjeuner, et parfois ça me taraude un peu, mais bon, chacun ses habitudes, non ?

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Bon, maintenant, je vous écoute, on verra bien si vous êtes thé ou café... Pour qu'un sondage soit efficace, il faudrait qu'au moins un millier de surfeur viennent déposer leur comm !! hihihi... j'ai les folies des grandeurs, to-day !!

J'ai mis une photo sympa, histoire de vous inspirer davantage... J'espère que je ferai des émules (du pape)...

;-)

Ah, et puis si certains veulent nous parler d'autres plats, style saucisses-frites ou haggis, why not !

A vous l'honneur !

PS perso pour Gilles : Non, c'est pas moi sur la photo...

;-)

21/01/2011

Le sermon de monsieur le curé

none.jpgUne petite expérience valant mieux qu'un long discours, un curé décide qu'une démonstration donnerait plus de poids à son sermon du dimanche.

Pour cela, au début de son office, il met quatre vers de terre dans quatre flacons : 
- le premier ver dans un flacon d'alcool, 
- le second dans un flacon plein de fumée de cigarette, 
- le troisième dans un flacon de sperme, 
- enfin le dernier, dans un flacon bien propre. 

À la fin de son sermon, le curé donna les résultats de l'expérience : 
- Le ver dans le flacon d'alcool est mort.
- Le second, dans le flacon plein de fumée de cigarette, est mort. 
- Le troisième, dans le flacon de sperme, est mort. 
- Le dernier, dans le flacon bien propre, a survécu. 
 

Le curé demande alors à l'assemblée : "Quels enseignements pouvons-nous retirer de cette démonstration ?"

 
On entend alors la voix d'une petite vieille du fond de l'église : "Tant qu'on boit, qu'on fume et qu'on baise, on n'aura pas de vers !"